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Violence envers les animaux

 

Position

 

L’ACMV reconnaît que les vétérinaires sont en mesure d’observer des cas de violence envers les animaux et qu’ils ont une obligation morale de signaler les cas soupçonnés de violence.  Cette obligation revêt une importance accrue avec la reconnaissance du lien entre les mauvais traitements infligés aux animaux et la violence envers les personnes. En contrepartie, il incombe à la société d’appuyer les vétérinaires qui signalent de bonne foi ces instances en s’appuyant sur leur jugement professionnel. 

 

L’ACMV reconnaît que cette obligation morale n’est pas une obligation légale. L’obligation légale de signaler la violence ou d’offrir l’immunité contre les poursuites envers les vétérinaires relève de la compétence des provinces.

 

Contexte

 

La violence envers les animaux comprend les mauvais traitements actifs, la négligence passive et la tenue de combats entre animaux.  L’entassement d’animaux représente de la négligence à grande échelle (1).

 

Souvent, les vétérinaires sont les premiers professionnels à constater les cas de mauvais traitements infligés à des animaux. Les vétérinaires devraient signaler leurs soupçons aux autorités compétentes.   Des études ont démontré l’existence d’un lien entre les mauvais traitements infligés aux animaux et la violence envers les personnes, surtout les membres de la famille, et ce ne sont donc pas seulement les animaux qui sont exposés à des risques (1, 2,3).  Les vétérinaires pourraient être en mesure de jouer un rôle important pour enrayer le cycle de la violence familiale en signalant les cas soupçonnés de violence envers les animaux.

 

L’ACMV encourage les associations provinciales de médecins vétérinaires à

faire des représentations auprès des gouvernements provinciaux afin d’élaborer des lois qui obligeront la déclaration de la violence envers les animaux par les vétérinaires et offriront l’immunité à ceux qui le font de bonne foi en s’appuyant sur leur jugement professionnel.  Les autres professionnels de la santé qui sont tenus de déclarer les cas soupçonnés de violence jouissent d’une telle protection.  Les vétérinaires méritent une immunité semblable.

 

Dans leur programme d’études, les écoles de médecine vétérinaire sont

encouragées à aborder la question des mauvais traitements infligés aux animaux et de la déclaration des cas, pour que les finissants soient en mesure de déceler les signes de mauvais traitements et sachent quelles mesures prendre pour les documenter et les signaler.

 

Bibliographie

 

1.      BECKER, F. et L. FRENCH. « Making the links: child abuse, animal cruelty, and domestic violence », Child Abuse Review, 2004, vol.13, p. 399-414;

2.      FAVER, C.A. et E.B. STRAND. «  Domestic violence and animal cruelty: untangling the web of abuse », J Social Work Ed, 2003, vol. 39, no 2, p. 237-253;

3.      MILLER, C. « Childhood animal cruelty and interpersonal violence », Clin Psych Rev, 2001, vol. 21, no 5, p. 735-749;

4.      OLSON, P., éd.  Recognizing and Reporting Animal Abuse: A Veterinarians’ Guide, Englewood, Colorado, American Humane Association, 1998. 1-800-227-4645.

 

(1) Habituellement, une personne qui entasse des animaux en accumule un nombre si grand que cela l’empêche d’offrir des soins de base. Cette personne ne reconnaît pas non plus la détérioration de l’environnement des animaux et de leur état de santé ainsi que les effets négatifs sur sa propre santé et celle des autres membres de la famille. Hoarding of Animals Research Con»sortium: www.tufts.edu/vet/cfa/hoarding.  Dernière consultation le 9 mars 2005.

 

 

(Révisé en mars 2005)