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Euthanasie

 

Position

 

« L’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) croit que la mort doit être rapide et engendrer le moins de douleur et de détresse possible lorsque des animaux doivent être tués pour de la nourriture, les nécessités humaines ou d’autres raisons.  Cependant, la méthode d’euthanasie la plus appropriée peut varier selon l’espèce.  Toutes les cliniques devraient se doter d’une politique relativement à l’euthanasie.  Pour les espèces autres que les animaux de compagnie, les vétérinaires devraient aider leurs clients à élaborer un plan d’euthanasie pour chaque espèce et classe d’animaux confiés à leurs soins. »

 

Contexte

 

L’animal doit perdre conscience de manière irréversible le plus rapidement possible et avec le moins de douleur, de peur et d’anxiété possible.  Les méthodes privilégiées pour cela sont celles qui s’attaquent d’abord au cerveau, et qui ensuite provoquent l’arrêt des fonctions cardiaques et respiratoires.  L’expérience, la formation, la sensibilité et la compassion de la personne exécutant l’acte sont d’une grande importance (1–5).

 

La manipulation et le mouvement des animaux devraient être minimisés.  La contention des animaux devrait respecter les critères de bien-être des animaux et de sécurité pour l’opérateur et devrait être suffisante pour faciliter un abattage efficace.  Lorsqu’une contention est nécessaire, l’abattage devrait suivre rapidement (1,5).

 

L’injection intraveineuse d’un barbiturique concentré avec une sédation préalable est considérée comme la méthode la plus humanitaire pour euthanasier les animaux.  Elle cause une mort relativement esthétique et son effet est rapide, fiable et efficace.  Cependant, il faut prendre des mesures afin d’assurer que les animaux tués avec des barbituriques sont éliminés d’une manière responsable car de tels animaux peuvent représenter une source importante de toxicité environnementale.  Une élimination inappropriée peut entraîner la maladie et la mort des charognards (1,5).

 

L’euthanasie d’un grand nombre d’animaux de compagnie non désirés peut se produire dans les refuges pour animaux, les fourrières et les hôpitaux vétérinaires.  L’ACMV ne croit pas que l’euthanasie soit un moyen acceptable pour contrôler la population, mais en reconnaît la nécessité pour les animaux non désirés pour lesquels il est impossible de trouver un nouveau foyer (6).  L’ACMV encourage les vétérinaires, les refuges pour animaux et les gouvernements municipaux à travailler de concert afin que des méthodes d’euthanasie optimales soient utilisées dans tous les refuges d’animaux, les fourrières et les hôpitaux vétérinaires.

 

Diverses méthodes acceptables et humanitaires existent pour le bétail et les autres espèces d’animaux.  Lorsque cela est faisable, la sédation des animaux récalcitrants est encouragée afin de minimiser la crainte et le risque de blessures.

 

 

Un grand nombre de bovins et de volailles ont été euthanasiés dans le cadre d’interventions lors de poussées de maladies infectieuses et de catastrophes naturelles.  Les considérations relatives au bien-être des animaux devraient être abordées dans le cadre des plans de mesures d’urgence.

 

L’ACMV recommande que les gouvernements fédéral et provinciaux rédigent et mettent à jour périodiquement des protocoles tant pour la mise à mort humanitaire des animaux lors d’interventions d’urgence que pour la consommation humaine.  L’utilisation de tiges de décérébration garantit que la perte de conscience du bétail est irréversible tout en minimisant la contamination des carcasses et des environs immédiats.  L’utilisation de tiges de décérébration devrait être considérée lorsqu’un grand nombre d’animaux doivent être tués pour les besoins d’une intervention d’urgence, pourvu que le cerveau intact ne soit pas requis pour des épreuves diagnostiques (7).

 

L’ACMV continue d’examiner activement la documentation sur ce sujet crucial et appuie les recommandations présentées dans les documents suivants :

 

Bibliographie

 

1.      AVMA PANEL ON EUTHANASIA – AMERICAN VETERINARY MEDICAL ASSOCIATION.  « 2000 report of the AVMA panel on euthanasia »,  J Am Vet Med Assoc, 2001, vol. 218, p. 669–696;

2.      Le Manuel sur le soin et l’utilisation des animaux d’expérimentation du Conseil canadien de protection des animaux (CCPA), vol. no 1, 2e éd., 1993;

3.      ASSOCIATION CANADIENNE DES MÉDECINS VÉTÉRINAIRES. Énoncé de position sur la lutte contre les animaux nuisibles, mars 2003.  Disponible au http://veterinairesaucanada.net/ShowText.aspx?ResourceID=159   Dernière consultation le 24 mars 2006;

4.      ASSOCIATION CANADIENNE DES MÉDECINS VÉTÉRINAIRES. Énoncé de position sur le piégeage des animaux à fourrure, juillet 2005.  Disponible au  http://veterinairesaucanada.net/ShowText.aspx?ResourceID=154   Dernière consultation le 24 mars 2006;

5.      ORGANISATION MONDIALE POUR LA SANTÉ ANIMALE. Code sanitaire pour les animaux terrestres, 12e éd.  Section 3.7, 2005.  Disponible au http://www.oie.int/eng/normes/mcode/en_titre_3.7.htm  Mise à jour du 26 juillet 2005.  Dernière consultation le 24 mars 2006;

6.      REEVE, C.L., C. SPITZMÜLLER, S.G. ROGELBERG, A. WALKER, L. SCHULTZ et O. CLARK.  « Employee reactions and adjustment to euthanasia-related work: Identifying turning-point events through retrospective narratives », J Appl Anim Welf Sci, 2004, vol. 7, p. 1–25;

7.      FEDERAL INSTITUTE FOR HEALTH CONSUMER PROTECTION AND VETERINARY MEDICINE.  The suitability of disposable spinal-cord pithing guns as a tool in the humane killing of cattle.  Bundesinstitut für gesundheitlichen Verbraucherschutz und Veterinämedzin=BgVV, Le 9 avril 2001.

 

(Révisé en décembre 2006)